Dans le cadre de ses actions de protection des femmes et des jeunes filles, l’ONG AESF, en consortium avec l’ONG AFDPDM, a organisé au cours du mois d’août 2026 une série de dialogues communautaires à Tombouctou autour des enjeux liés à la dénonciation des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) ainsi que de l’exploitation et des abus sexuels (EAS).
Ces rencontres communautaires ont porté sur le thème : « La problématique de la dénonciation des cas de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et de l’exploitation et des abus sexuels (EAS) ».
Environ une quarantaine de participants, comprenant des femmes, des hommes, des jeunes filles et des jeunes garçons, ont pris part aux échanges. La diversité des participants a favorisé un dialogue ouvert sur les réalités vécues au sein des communautés et sur les difficultés qui peuvent limiter la dénonciation des cas de violence.
Comprendre les obstacles pour mieux agir
Les discussions ont permis aux participants d’identifier plusieurs facteurs susceptibles d’entraver le signalement des VSBG et des EAS. Elles ont également constitué un cadre de réflexion collective sur les solutions pouvant être développées au niveau communautaire pour faciliter la dénonciation et renforcer la protection des personnes exposées aux violences.
Une attention particulière a été accordée aux mécanismes de prévention, à l’accès à l’information ainsi qu’à l’orientation des survivantes et survivants vers les services appropriés.
Les participants ont ainsi pu partager leurs perceptions, leurs préoccupations et leurs propositions afin de contribuer à l’identification de réponses adaptées aux réalités locales.
Renforcer l’engagement communautaire
À travers cette approche participative, AESF souhaite renforcer l’implication des communautés dans la prévention des violences et encourager la création d’un environnement favorable à l’écoute, au signalement et à l’accompagnement des personnes concernées.
Ces dialogues rappellent que la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre nécessite une mobilisation collective, impliquant aussi bien les femmes et les filles que les hommes et les garçons.
Briser le silence, favoriser l’écoute et renforcer les mécanismes de dénonciation constituent des étapes essentielles pour améliorer la protection au sein des communautés.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet de protection et de soutien communautaire aux femmes et jeunes filles contre les violences sexuelles basées sur le genre dans la région de Tombouctou, financé par le Women’s Peace and Humanitarian Fund (WPHF), en partenariat avec ONU Femmes, et mis en œuvre par l’ONG AESF, en consortium avec l’ONG AFDPDM.